{"id":382,"date":"2025-03-02T18:25:23","date_gmt":"2025-03-02T17:25:23","guid":{"rendered":"https:\/\/mots-de-diderot.fr\/?p=382"},"modified":"2025-05-13T08:26:16","modified_gmt":"2025-05-13T06:26:16","slug":"quand-les-diderot-et-les-guillotte-se-croisaient-a-saint-medard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mots-de-diderot.fr\/?p=382","title":{"rendered":"Quand les Diderot et les Guillotte se croisaient \u00e0 Saint-M\u00e9dard"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"382\" class=\"elementor elementor-382\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-24a471b e-con-full e-flex e-con e-parent\" data-id=\"24a471b\" data-element_type=\"container\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-17f7e21 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"17f7e21\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>\u00a0<\/p><p>Loger les Diderot au jour le jour avant leur installation le 1<sup>er<\/sup> juillet 1755 rue Taranne paroisse Saint-Sulpice <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> n\u2019est pas t\u00e2che facile, mais les enqu\u00eates de voisinage permettent parfois d\u2019en apprendre un peu plus sur leurs relations de quartier.<\/p><p>Du c\u00f4t\u00e9 de la rue Mouffetard, paroisse Saint-M\u00e9dard, nous connaissons en particulier quelques t\u00e9moins bien inform\u00e9s dont Fran\u00e7ois Jacques Guillotte (1697-1766) \u00ab\u00a0exempt <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> du pr\u00e9v\u00f4t du conn\u00e9table et mar\u00e9chaux de France au gouvernement et g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 de Paris et d\u2019Isle de France\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> qui, pour Diderot, n\u2019\u00e9tait pas qu\u2019un officier de police. S\u2019il le connaissait au point d\u2019en faire un contributeur de l\u2019<em>Encyclop\u00e9die <\/em><a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a><em>, <\/em>c\u2019est que Guillotte \u00e9tait justement son logeur rue Mouffetard en 1747. La preuve, connue depuis longtemps et qui confirme la proximit\u00e9 des Diderot et des Guillotte, se trouve dans une note de l\u2019officier de la pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale des monnaies Jean Perault adress\u00e9e le 20 juin 1747 au lieutenant g\u00e9n\u00e9ral de police Nicolas Ren\u00e9 Berryer (1703-1742)\u00a0: \u00ab\u00a0Il demeure rue Mouftard [<em>sic<\/em>] chez le S<sup>r<\/sup> Guillot [<em>sic<\/em>], exemt du Prevost de l\u2019isle, en montant a main droite au premier\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>. Perault <a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a> tenait l\u2019information de Pierre Hardy de Levar\u00e9 (vers 1695-1778) <a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>, cur\u00e9 de Saint-M\u00e9dard de 1741 \u00e0 sa mort, qui confirmait ses dires par \u00e9crit le 22 juin 1747, dans sa fameuse lettre \u00e0 Berryer\u00a0:<\/p><blockquote style=\"font-style: normal; font-size: 16px;\"><p>Le S<sup>r<\/sup> Diderot est un jeune homme qui a pass\u00e9 sa premi\u00e8re jeunesse dans le libertinage. Il s\u2019est enfin attach\u00e9 a une fille sans bien, mais de condition ce semble egalle a la sienne, et il l\u2019a \u00e9pous\u00e9e \u00e0 l\u2019insu de son P\u00e8re. Pour mieux cacher son pr\u00e9tendu mariage, il a pris un logement dans ma paroisse chez le S<sup>r<\/sup> Guillotte, sa femme ne s\u2019y appelle que par son nom de fille\u00a0; Le nom de Diderot qu\u2019il porte n\u2019est peutetre qu\u2019un masque dont il se couvre luy m\u00eame. Guillotte est certeinement au fait de tout le myst\u00e8re\u00a0; il n\u2019ignore ny sa conduite ny ses dangereux sentiments <a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a>.<\/p><\/blockquote><p>Les Diderot avaient donc quitt\u00e9 la rue Traversi\u00e8re, paroisse Sainte-Marguerite, o\u00f9 ils habitaient quand leur fille Ang\u00e9lique <a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a> est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 29 septembre 1744 <a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>, pour la rue Mouffetard. C\u2019est l\u00e0 que leur premier fils, Fran\u00e7ois Jacques Denis Diderot, est n\u00e9, et c\u2019est donc \u00e0 l\u2019\u00e9glise Saint-M\u00e9dard qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 le 28 mai 1746, avec Guillotte et sa femme, Marie Anne Collet Desroches (avant 1690-1767), pour parrain et marraine <a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a>. Nous notons que le bapt\u00eame de l\u2019enfant (qui porte bien, selon l\u2019usage, les m\u00eames pr\u00e9noms que son parrain, auxquels celui de son p\u00e8re a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9) avait alors \u00e9t\u00e9 administr\u00e9 par le vicaire A\u00a0[?]\u00a0Decattay <a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a> et non par le cur\u00e9 de la paroisse. Hardy de Levar\u00e9 n\u2019avait donc pas menti quand il affirmait en parlant de Diderot dans sa lettre de d\u00e9nonciation de 1747\u00a0: \u00ab\u00a0Il est vray que je n\u2019ay jamais parl\u00e9 a ce jeune homme, que je ne le connois pas personnellement\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a>\u00a0!<\/p><p>En revanche, c\u2019est bien lui qui a \u00e9tabli l\u2019extrait dont Diderot avait eu besoin en 1764 <a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[14]<\/a> pour pr\u00e9ciser les pr\u00e9noms des quatre enfants qu\u2019il avait eus. Les registres paroissiaux ont disparu comme l\u2019on sait en 1871, mais gr\u00e2ce \u00e0 cet acte de 1764, il subsiste au Minutier central des notaires de Paris des extraits authentiques, et celui-l\u00e0 porte au recto la signature du cur\u00e9 d\u00e9nonciateur (Figure\u00a01) et au verso celle de Diderot (Figure\u00a02). L\u2019histoire ne dit cependant pas si c\u2019est Diderot qui \u00e9tait all\u00e9 chercher le document, et s\u2019il avait effectivement rencontr\u00e9 Hardy de Levar\u00e9 en 1764\u2026 m\u00eame si l\u2019on peut en douter vu le manque du quanti\u00e8me de d\u00e9cembre 1764 sur tous les versos des extraits joints \u00e0 l\u2019acte de notori\u00e9t\u00e9.<\/p><p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-387 size-full\" src=\"https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/extrait1_Launay.png\" alt=\"\" width=\"673\" height=\"549\" data-wp-editing=\"1\" srcset=\"https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/extrait1_Launay.png 673w, https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/extrait1_Launay-300x245.png 300w\" sizes=\"(max-width: 673px) 100vw, 673px\" \/><\/p><p>Figure\u00a01. Extrait de bapt\u00eame de Fran\u00e7ois Jacques Denis Diderot le 8 mai 1746 \u00e9tabli en 1762 par le cur\u00e9 de Saint-M\u00e9dard Pierre Hardy de Levar\u00e9 (AN, MC\/ET MC\/ET\/XLVI\/400, RS\/\/1384), recto<\/p><p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-381 size-full\" src=\"https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/extrait_Launay.png\" alt=\"\" width=\"744\" height=\"365\" srcset=\"https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/extrait_Launay.png 744w, https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/extrait_Launay-300x147.png 300w\" sizes=\"(max-width: 744px) 100vw, 744px\" \/><\/p><p>Figure\u00a02. Extrait de bapt\u00eame de Fran\u00e7ois Jacques Denis Diderot le 8 mai 1746 \u00e9tabli en 1764 par le cur\u00e9 de Saint-M\u00e9dard P\u00eferre Hardy de Levar\u00e9 (AN, MC\/ET MC\/ET\/XLVI\/400, RS\/\/1384), verso sign\u00e9 par Diderot<\/p><p>Nous ne savons pas combien de temps les Diderot sont rest\u00e9s rue Mouffetard, mais d\u2019apr\u00e8s la fiche sur Diderot \u00e9tablie en 1748, l\u2019inspecteur d\u2019H\u00e9mery le domicilie \u00ab\u00a0place de l\u2019Estrapade, chez un tapissier\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\">[15]<\/a>. Ce logeur de Diderot n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 jusqu\u2019en 2016, mais nous avons alors d\u00e9couvert qu\u2019il y avait une tr\u00e8s forte probabilit\u00e9 pour qu\u2019il s\u2019agisse du marchand tapissier Firmin Edme Fleury, mort le 14 avril 1760 place de l\u2019Estrapade, paroisse Saint-Beno\u00eet, o\u00f9 il habitait depuis le 1<sup>er<\/sup> juillet 1745 <a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\">[16]<\/a>. En effet, en 1753, ce tapissier avait en d\u00e9p\u00f4t un ouvrage du m\u00e9decin Jacques Barbeu Dubourg <a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\">[17]<\/a> et en 1761, c\u2019est encore chez ce tapissier, \u00e0 cette adresse, que Jean-Jacques Rousseau faisait porter un exemplaire de la pr\u00e9face de <em>La Nouvelle Heloise<\/em> \u00e0 \u00ab\u00a0M.\u00a0Sanseverino\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\">[18]<\/a> dont nous avons pu d\u00e9terminer qu\u2019il s\u2019agissait de Jules Alexandre, l\u2019auteur du <em>G\u00e9nie de la litt\u00e9rature italienne <\/em><a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\">[19]<\/a>.<\/p><p>Ce fut manifestement une adresse de courte dur\u00e9e car depuis le 12 juin 1749 au moins les Diderot habitent \u00ab\u00a0Vieille Estrapade \/\/ au coin de la rue Neuve S<sup>te<\/sup>\u00a0Genevieve. \/\/ Chez Madame Chetel <a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\">[20]<\/a>\u00a0\u00bb, adresse signal\u00e9e pour la premi\u00e8re fois dans une lettre de Diderot \u00e0 Maupertuis <a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\">[21]<\/a>.<\/p><p>Jusqu\u2019en juillet 1755 quand ils d\u00e9m\u00e9nagent paroisse St-Sulpice, les Diderot sont donc rest\u00e9s dans le m\u00eame secteur. Ils sont certes pass\u00e9s de la paroisse Saint-M\u00e9dard \u00e0 celle de Saint-Beno\u00eet puis \u00e0 celle de Saint-\u00c9tienne-du-Mont, mais les distances ne sont pas bien grandes, et il \u00e9tait int\u00e9ressant de savoir si les Diderot n\u2019avaient pas assist\u00e9 \u00e0 quelques c\u00e9r\u00e9monies concernant les Guillotte, dans la p\u00e9riode 1746-1755.<\/p><p>En effet, les Guillotte avaient eu, outres leurs fils Charles et Alexandre, respectivement n\u00e9s en 1725 et 1729 et \u00e9galement exempts, au moins 7 filles, dont 5 se sont mari\u00e9es entre 1740 et 1752 \u00e0 l\u2019\u00e9glise Saint-M\u00e9dard (Figure\u00a03).<\/p><p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-1199 size-large\" src=\"https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Figure-3-2-1024x724.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"724\" srcset=\"https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Figure-3-2-1024x724.jpg 1024w, https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Figure-3-2-300x212.jpg 300w, https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Figure-3-2-768x543.jpg 768w, https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Figure-3-2-1536x1085.jpg 1536w, https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Figure-3-2-2048x1447.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p><pre>Figure\u00a03. Arbre Guillotte \u00a9 Fran\u00e7oise Launay<\/pre><p>C\u2019est ainsi que nous avons d\u00e9couvert que \u00ab\u00a0le S<sup>r<\/sup>\u00a0Denis Diderot, bourgeois de Paris et D<sup>lle<\/sup>\u00a0Antoinette Chapron [<em>sic<\/em>] son epouse\u00a0\u00bb ont sign\u00e9 le 21 d\u00e9cembre 1749, soit exactement deux mois apr\u00e8s la sortie de Vincennes de Diderot <a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\">[22]<\/a>, le contrat de mariage de Marie Anne Guillotte (vers 1729-1756) avec le ma\u00eetre chandelier Jacques Dosseur, demeurant aussi rue Mouffetard <a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\">[23]<\/a>. Si la signature de Diderot est bien conforme \u00e0 celle que nous connaissons bien, il est assez \u00e9tonnant qu\u2019Anne Toinette signe elle aussi \u00ab\u00a0diderot\u00a0\u00bb tout court, sans faire pr\u00e9c\u00e9der son nom marital de son nom de naissance, Champion (Figure\u00a04). Toutes ses autres signatures sur des actes notari\u00e9s sont en effet \u00ab\u00a0champion\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0a\u00a0a\u00a0champion\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\">[24]<\/a> sauf apr\u00e8s son veuvage quand elle signera \u00ab\u00a0a\u00a0a\u00a0 champion veuve diderot\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn25\" name=\"_ftnref25\">[25]<\/a>. Faut-il voir l\u00e0 un \u00ab\u00a0effet Hardy de Levar\u00e9\u00a0\u00bb\u00a0?<\/p><p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-396 size-large\" src=\"https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/signatures_Launay-701x1024.png\" alt=\"\" width=\"701\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/signatures_Launay-701x1024.png 701w, https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/signatures_Launay-205x300.png 205w, https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/signatures_Launay-768x1122.png 768w, https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/signatures_Launay.png 906w\" sizes=\"(max-width: 701px) 100vw, 701px\" \/><\/p><pre>Figure\u00a04. Signatures sur le contrat de mariage de Marie Anne Guillotte avec Jacques Dosseur le 21\/12\/1749 (AN, MC\/ET\/XVII\/589). Celle de Fran\u00e7ois Jacques Guillotte est en haut \u00e0 droite, celle des Diderot en bas au centre<\/pre><p>Par ailleurs, \u00ab\u00a0D<sup>lle<\/sup> Anne Anoinette Champion, epouse du S<sup>r<\/sup>\u00a0Denis Diderot, bourgeois de Paris, amy\u00a0\u00bb a sign\u00e9 le contrat de mariage d\u2019une autre fille des Guillotte, Marie (vers 1721-1766) avec le chirurgien Roch Devienne le 8 juillet 1751 <a href=\"#_ftn26\" name=\"_ftnref26\">[26]<\/a>. Elle signe alors \u00ab\u00a0a\u00a0a\u00a0 champion\u00a0\u00bb, et Diderot n\u2019est pas pr\u00e9sent (Figure\u00a05).<\/p><p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-397 size-full\" src=\"https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Champion_Launay.png\" alt=\"\" width=\"359\" height=\"72\" srcset=\"https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Champion_Launay.png 359w, https:\/\/mots-de-diderot.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Champion_Launay-300x60.png 300w\" sizes=\"(max-width: 359px) 100vw, 359px\" \/><\/p><pre>Figure\u00a05. Signature d\u2019Anne Toinette Champion sur le contrat de mariage de Marie Guillotte avec Roch Devienne le 8 juillet 1751 (AN, MC.ET\/XVII\/799).<\/pre><p>Si les Diderot avaient connu les Guillotte plus t\u00f4t, ils auraient crois\u00e9 l\u2019\u00e9pouse du chirurgien et acad\u00e9micien des sciences Sauveur Fran\u00e7ois Morand \u00e0 la signature du contrat de mariage d\u2019une autre fille Guillotte, Marie Anne Fran\u00e7oise (apr\u00e8s 1717-1745), avec le ma\u00eetre chirurgien jur\u00e9 Jean Fran\u00e7ois Bordet le 19 octobre 1740 et ils auraient \u00e9t\u00e9 par la m\u00eame occasion \u00ab\u00a0en outre honor\u00e9s de la pr\u00e9sence du lieutenant g\u00e9n\u00e9ral de police Feydeau de Marville <a href=\"#_ftn27\" name=\"_ftnref27\">[27]<\/a>\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn28\" name=\"_ftnref28\">[28]<\/a>. Plus int\u00e9ressant \u00e0 notre go\u00fbt, ils auraient pu, le 9 juillet 1752 s\u2019ils avaient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sents, rencontrer Madeleine Fran\u00e7oise Basseporte (1701-1780) \u00ab\u00a0peintre &amp; dessinatrice ordinaire du roi en son Jardin royal des plantes\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn29\" name=\"_ftnref29\">[29]<\/a> \u00e0 la signature du contrat de remariage de Jeanne Madeleine Guillotte (apr\u00e8s 1717-1788), veuve Lepais, avec le brasseur Pierre Deruelle <a href=\"#_ftn30\" name=\"_ftnref30\">[30]<\/a>.<\/p><p>Cependant, les Diderot ont \u00e9videmment connu les \u00e9poux des filles Guillotte qui se sont mari\u00e9es au d\u00e9but des ann\u00e9es 1740 et en particulier le marchand bonnetier Jean Fran\u00e7ois Pichard (vers 1716-1764), qui avait pass\u00e9 contrat de mariage avec Marie Jeanne Guillotte (apr\u00e8s 1717-1746) le 6 ao\u00fbt 1741 <a href=\"#_ftn31\" name=\"_ftnref31\">[31]<\/a>, et qui \u00e9tait pr\u00e9sent au mariage de sa belle-s\u0153ur en 1749. Ce Pichard est bien s\u00fbr le bonnetier de la rue Mouffetard dont Diderot parle dans l\u2019article Bonneterie de l\u2019<em>Encyclop\u00e9die <\/em><a href=\"#_ftn32\" name=\"_ftnref32\">[32]<\/a>, ce qui avait permis \u00e0 Kate Tunstall d\u2019affirmer \u00e0 juste titre que l\u2019aveugle de la <em>Lettre<\/em> avait r\u00e9ellement exist\u00e9 <a href=\"#_ftn33\" name=\"_ftnref33\">[33]<\/a>.<\/p><p>Guillotte est mort dans sa 68<sup>e<\/sup> ann\u00e9e le 12 mai 1766 et son \u00e9pouse ne lui a pas surv\u00e9cu plus de sept mois. Leurs seuls enfants survivants \u00e9taient alors leur fille Jeanne Madeleine et leurs deux fils, Charles, l\u2019a\u00een\u00e9, qui avait obtenu le 18 octobre 1758 la charge d\u2019exempt en la compagnie du pr\u00e9v\u00f4t g\u00e9n\u00e9ral d\u2019\u00cele-de-France qu\u2019il avait exerc\u00e9e \u00e0 Paris <a href=\"#_ftn34\" name=\"_ftnref34\">[34]<\/a>, et Alexandre, le jeune, \u00e0 qui son p\u00e8re avait vendu le 28 juillet 1755 l\u2019office d\u2019exempt qu\u2019il d\u00e9tenait depuis 1726 <a href=\"#_ftn35\" name=\"_ftnref35\">[35]<\/a>, et qui avait exerc\u00e9 sa charge d\u2019abord \u00e0 Bondy jusqu\u2019en 1776, puis \u00e0 Paris.<\/p><p>Tous les enfants des filles Guillotte sont morts sans post\u00e9rit\u00e9 avant la fin du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/p><p>Au moment o\u00f9 leur tante Jeanne Madeleine Guillotte r\u00e9digea son testament en 1788 <a href=\"#_ftn36\" name=\"_ftnref36\">[36]<\/a>, les enfants de Charles \u00e9taient au nombre de sept et l\u2019un d\u2019entre eux, Guillaume, \u00e9tait entr\u00e9 dans le corps de la gendarmerie en 1780 <a href=\"#_ftn37\" name=\"_ftnref37\">[37]<\/a>. Quant aux deux enfants d\u2019Alexandre, ils ont \u00e9migr\u00e9 aux \u00c9tats-Unis, \u00e0 La Nouvelle Orl\u00e9ans o\u00f9 ils sont morts.<\/p><h5>\u00a0<\/h5><h5>NOTES<\/h5><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Bail du 17 mai 1755 avec effet au 1<sup>er<\/sup> juillet suivant (AN, MC\/ET\/XLVI\/344).<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v6-310-2\/\">Exempt (<em>Jurispr.<\/em>)<\/a> \u00ab\u00a0[\u2026] Il y a aussi des <em>exempts<\/em> dans la compagnie de la conn\u00e9tablie, lesquels sont charg\u00e9s, avec les autres officiers de cette compagnie, de notifier les ordres de MM.\u00a0les mar\u00e9chaux de France pour les affaires du point d\u2019honneur, &amp; d\u2019arr\u00eater ceux qui sont dans le cas de l\u2019\u00eatre, en vertu des ordres qui leur sont donn\u00e9s pour cet effet. Il y a pareillement des <em>exempts<\/em> dans le corps des mar\u00e9chauss\u00e9es, dans la compagnie de robe-courte, dans la compagnie du guet \u00e0 cheval, &amp; m\u00eame dans celle du guet \u00e0 pi\u00e9. Ces <em>exempts<\/em> sont ordinairement charg\u00e9s de notifier les ordres du roi &amp; de faire les captures, soit en ex\u00e9cution d\u2019ordres du roi directement, ou en vertu de quelque decret ou contrainte par corps.\u00a0\u00bb, <em>Enc<\/em>. vol.\u00a0VI, 1756, p.\u00a0236a-b.<\/p><p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Formulation utilis\u00e9e dans l\u2019acte de bapt\u00eame de Fran\u00e7ois Jacques Denis Diderot le 18 mai 1746, dont un extrait a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli par le cur\u00e9 Hardy de Levar\u00e9 le 7 d\u00e9cembre 1764 (pi\u00e8ce jointe \u00e0 une notori\u00e9t\u00e9 du 18 d\u00e9cembre 1764 (AN, MC\/ET\/XLVI\/400, RS\/\/1384).<\/p><p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> \u00ab\u00a0M.\u00a0Guillotte le pere\u00a0\u00bb est l\u2019auteur de l\u2019article <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v13-72-2\/\">Pont militaire, (<em>Architecture militaire<\/em>.)<\/a>, <em>Enc<\/em>. vol. XIII, 1765, p. 49a-66a. Sur ce sujet, voir Ir\u00e8ne Passeron, \u00ab Heurs et malheurs des manuscrits : un rapport de l\u2019Acad\u00e9mie royale des sciences dans l\u2019<em>Encyclop\u00e9die<\/em>\u00a0\u00bb, <em>RDE<\/em> 59, 2024, p.\u00a0219-232.<\/p><p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> BnF, NAF 1311, fol.\u00a04v.<\/p><p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Sa signature est bien Perault, avec un seul \u00ab\u00a0r\u00a0\u00bb sur le manuscrit original.<\/p><p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Selon son \u00e9pitaphe dans l\u2019\u00e9glise Saint-M\u00e9dard, Pierre Hardy de Levar\u00e9, chanoine r\u00e9gulier de la Congr\u00e9gation de France, est mort le 28 d\u00e9cembre 1778, \u00e2g\u00e9 d\u2019environ 83 ans.<\/p><p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> D\u00e9claration du cur\u00e9 Hardy de L\u00e9var\u00e9, BnF, NAF 1311, fol.\u00a06r et 6v.<\/p><p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> La premi\u00e8re fille de Diderot, morte \u00e0 six semaines, portait ce seul pr\u00e9nom. Sa seconde fille, future madame de Vandeul (1753-1824), se pr\u00e9nommait Marie Ang\u00e9lique, et l\u2019utilisation de son seul pr\u00e9nom usuel, Ang\u00e9lique, a \u00e9t\u00e9 source de confusion dans des actes notari\u00e9s, d\u2019o\u00f9 l\u2019\u00e9tablissement de l\u2019acte de notori\u00e9t\u00e9.<\/p><p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Extrait d\u2019acte de s\u00e9pulture du 19 d\u00e9cembre 1744 annex\u00e9 \u00e0 la notori\u00e9t\u00e9 du 18 d\u00e9cembre 1764.<\/p><p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Extrait de bapt\u00eame de Fran\u00e7ois Jacques Denis Diderot du 28 mai 1746 annex\u00e9 \u00e0 la notori\u00e9t\u00e9 du 18 d\u00e9cembre 1764.<\/p><p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> Peut-\u00eatre pourrait-il s\u2019agir d\u2019Alexandre Decattay (qui signe aussi Decattey), bachelier de Sorbonne, Doyen d\u2019Oiz\u00e9 et cur\u00e9 d\u2019Yvr\u00e9-le-P\u00f4lin (Sarthe actuelle) de 1757 \u00e0 sa mort survenue le 6 mai 1792 \u00e0 Yvr\u00e9, \u00e2g\u00e9 d\u2019environ 75 ans.<\/p><p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> BnF, NAF 1311, fol.\u00a06v.<\/p><p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Acte de notori\u00e9t\u00e9 et d\u00e9p\u00f4t de pi\u00e8ces concernant Denis Diderot et son \u00e9pouse du 18 d\u00e9cembre 1764 (AN, MC\/ET\/XLVI\/400, RS\/\/1384).<\/p><p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> BnF, NAF 10781, fol.\u00a0146.<\/p><p><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> Emmanuel Boussuge et Fran\u00e7oise Launay, \u00ab\u00a0Retour \u00e0 Vincennes. Additif\u00a0\u00bb, <em>La Lettre Clandestine<\/em> 24, 2016, p.\u00a0319.<\/p><p><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> L\u2019ouvrage de Barbeu est la <em>Chronographie ou description des temps <\/em>etc. cit\u00e9 dans le <em>Journal des S\u00e7avans<\/em>, 1753, p.\u00a0688.<\/p><p><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a> Jean-Jacques Rousseau, <em>Correspondance compl\u00e8te,<\/em> R.\u00a0A\u00a0Leigh \u00e9d., vol.\u00a08 (1969), p.\u00a0168.<\/p><p><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a> Mentions dans deux actes notari\u00e9s concernant Jules Alexandre Sanseverino\u00a0: acte du 17\/03\/1761 (AN, MC\/ET\/CIX\/641 et acte du 18\/11\/1761 (AN, MC\/ET\/XCII\/641).<\/p><p><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\">[20]<\/a> P\u00e9tronille Germaine Sudan, veuve de Gaspard Chetel, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 15 novembre 1753 (IAD du 20\/11\/1753, AN, MC\/ET\/LX\/309).<\/p><p><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\">[21]<\/a> DPV, XXVIII, p.\u00a01749-3\u00a0; Anne-Marie Chouillet, \u00ab\u00a0Trois lettres in\u00e9dites de Diderot\u00a0\u00bb, <em>RDE<\/em> 11, 1991, p.\u00a08-10.<\/p><p><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\">[22]<\/a> Voir note 16.<\/p><p><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\">[23]<\/a> Contrat de mariage Dosseur &#8211; Guillotte du 21\/12\/1749 (AN, MC.ET\/XVII\/589).<\/p><p><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\">[24]<\/a> \u00ab a a \u00bb \u00e9taient bien s\u00fbr les initiales d\u2019Anne Antoinette, mais ce sont les pr\u00e9noms \u00ab Anne Toinette \u00bb, conformes \u00e0 son acte de bapt\u00eame, qui ont \u00e9t\u00e9 reconnus comme ses vrais pr\u00e9noms dans un acte de notori\u00e9t\u00e9 du 15\/07\/1796 (27 messidor an IV, AN, MC\/ET\/LXXI\/126).<\/p><p><a href=\"#_ftnref25\" name=\"_ftn25\">[25]<\/a> Par exemple le 05\/11\/1790 (AN, MC\/ET\/LXXI\/102).<\/p><p><a href=\"#_ftnref26\" name=\"_ftn26\">[26]<\/a> Contrat de mariage Devienne &#8211; Guillotte du 08\/07\/1751 (AN, MC\/ET\/XVII\/799).<\/p><p><a href=\"#_ftnref27\" name=\"_ftn27\">[27]<\/a> Curieusement pr\u00e9nomm\u00e9 Louis (au lieu de Claude Henry) par le clerc de notaire.<\/p><p><a href=\"#_ftnref28\" name=\"_ftn28\">[28]<\/a> Contrat de mariage Bordet &#8211; Guillotte du 19\/10\/1740 (AN, MC\/ET\/XVII\/726).<\/p><p><a href=\"#_ftnref29\" name=\"_ftn29\">[29]<\/a> Brevet du 29 octobre 1749 mentionn\u00e9 dans le dossier de pension Basseporte de 1774 (A\u00a0N, O\/1\/667).<\/p><p><a href=\"#_ftnref30\" name=\"_ftn30\">[30]<\/a> Contrat de mariage Deruelle &#8211; Guillotte du 09\/07\/1752 (AN, MC.ET\/XVII\/805).<\/p><p><a href=\"#_ftnref31\" name=\"_ftn31\">[31]<\/a> Contrat de mariage Pichard \u2013 Guillotte du 06\/08\/1741 (AN, MC\/ET\/XVII\/784).<\/p><p><a href=\"#_ftnref32\" name=\"_ftn32\">[32]<\/a> BONNETERIE, <em>Enc<\/em>. vol.\u00a0II, 1752, p.\u00a0325a\u2013328a<\/p><p><a href=\"#_ftnref33\" name=\"_ftn33\">[33]<\/a>\u00a0Kate\u00a0E.\u00a0Tunstall, \u00ab\u00a0L\u2019aveugle qui suit l\u2019aveugle qui suit l\u2019aveugle qui suit l\u2019aveugle\u00a0: la philosophie intertextuelle de la <em>Lettre sur les aveugles<\/em>\u00a0\u00bb, <em>L\u2019Aveugle et le Philosophe, ou comment la c\u00e9cit\u00e9 donne \u00e0 penser,<\/em> M.\u00a0Chottin (\u00e9d.), Paris, Publications de la Sorbonne, 2009, p.\u00a063-81.<\/p><p><a href=\"#_ftnref34\" name=\"_ftn34\">[34]<\/a> AN, V\/1\/396, pi\u00e8ce 458.<\/p><p><a href=\"#_ftnref35\" name=\"_ftn35\">[35]<\/a> AN, MC\/ET\/XXIX\/499.<\/p><p><a href=\"#_ftnref36\" name=\"_ftn36\">[36]<\/a> Testament de Jeanne Madeleine Guillotte du 18\/04\/1788 (AN, MC\/ET\/XXVI\/770).<\/p><p><a href=\"#_ftnref37\" name=\"_ftn37\">[37]<\/a> Mention dans son dossier de L\u00e9gion d\u2019honneur LH\/\/1243\/9.<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Loger les Diderot au jour le jour avant leur installation le 1er juillet 1755 rue Taranne paroisse Saint-Sulpice [1] 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