{"id":1,"date":"2025-01-06T13:48:31","date_gmt":"2025-01-06T12:48:31","guid":{"rendered":"http:\/\/mots-de-diderot.fr\/?p=1"},"modified":"2025-05-07T20:02:29","modified_gmt":"2025-05-07T18:02:29","slug":"rivage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mots-de-diderot.fr\/?p=1","title":{"rendered":"Rivage, vous avez dit rivage ?"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"1\" class=\"elementor elementor-1\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-17da783f e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"17da783f\" data-element_type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-32758393 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"32758393\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>\u00a0<\/p><p>Un petit mot, presque un petit rien, mais qui en dit long. Un petit mot et trois articles dans l\u2019<em>Encyclop\u00e9die <\/em>(vol.\u00a0XIV, p. 302-303a), dont le mot vedette est attribu\u00e9 \u00e0 Denis Diderot, les deux autres, au d\u00e9signant diff\u00e9rent, possiblement.<\/p><blockquote style=\"font-style: normal; font-size: 16px;\"><p>RIVAGE, s. m. (<em>Gram<\/em>.) c\u2019est le bord de la mer. On dit les <em>bords<\/em> de la rivi\u00e8re.<\/p><\/blockquote><p>L\u2019art de la grammaire qui consiste \u00e0 \u00ab\u00a0rendre toute la langue intelligible\u00a0\u00bb, s\u2019exprime ici par la pr\u00e9cision du vocabulaire n\u00e9cessaire \u00e0 la description d\u2019un lieu, interface entre la terre et la mer, ouverture au domaine de la g\u00e9ographie. Pour la mer, le bord se nomme donc <em>rivage<\/em> tandis que les rivi\u00e8res ont des <em>bords <\/em><a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><strong>[1]<\/strong><\/a>. L\u2019effet de lecture ne s\u2019interrompt pourtant pas \u00e0 ce simple constat. \u00c0 l\u2019esprit vient l\u2019id\u00e9e de tirer un fil d\u2019un vocable \u00e0 l\u2019autre, d\u2019un espace \u00e0 un autre, d\u2019autant plus que la lecture des deux autres articles <em>Rivage<\/em>, plac\u00e9s cette fois dans le domaine du commerce (<em>Comm.<\/em>), appelle r\u00e9flexion.<\/p><blockquote style=\"font-style: normal; font-size: 16px;\"><p><span style=\"font-variant: small-caps;\">Rivage<\/span> (<em>Comm.<\/em>) On appelle \u00e0 Paris droit de rivage un octroi qui est lev\u00e9 sur tous les bateaux charg\u00e9s de marchandises, qui y arrivent par la rivi\u00e8re, et qui y s\u00e9journent dans les ports. <em>Diction. de Comm. et de Tr\u00e9voux.<\/em><\/p><p><span style=\"font-variant: small-caps;\">Rivage<\/span> (<em>Comm.<\/em>) se dit aussi du chemin que les ordonnances touchant le commerce r\u00e9servent sur les bords des rivi\u00e8res pour le tirage et le halage des bateaux. Par ordonnance de la ville de Paris en 1672, le chemin ou rivage doit \u00eatre de vingt-quatre pi\u00e9s de large ou de l\u00e9, comme dit cette ordonnance\u00a0; en d\u2019autres endroits il ne doit \u00eatre que de dix-huit pi\u00e9s. <em>Dictionn. de Comm. et de Trev.<\/em><\/p><\/blockquote><p>Dans ces deux textes, la <em>rivi\u00e8re<\/em> se voit attribuer un vocabulaire ouvert \u00e0 <em>chemin, bord, rivage<\/em>, auxquels s\u2019ajoutent spontan\u00e9ment \u00e0 l\u2019esprit quelques richesses de l\u2019<em>Encyclop\u00e9die<\/em>, telles que <em>rive, riverage, riverain,<\/em> <em>fleuve, halage<\/em> et plus largement tous les termes li\u00e9s aux activit\u00e9s ou traces humaines que sugg\u00e8rent la connaissance des horizons g\u00e9ographiques de la mer et des cours d\u2019eau.<\/p><h4><strong>Rivage et <em>Encyclop\u00e9die<\/em><\/strong><\/h4><p>\u00c0 leur fa\u00e7on, les trois articles sur <em>Rivage<\/em> illustrent la m\u00e9thode de travail et le but \u00e9ditorial des encyclop\u00e9distes. Gr\u00e2ce \u00e0 leurs propres savoirs, \u00e0 ceux compil\u00e9s venant des autres, aux pratiques, aux techniques, aux documents manuscrits, aux expressions artistiques, ils livrent au lecteur la connaissance pr\u00e9cise et raisonn\u00e9e du monde sous la forme d\u2019une vaste d\u00e9clinaison de ses \u00e9l\u00e9ments. Dans ce cadre, le <em>rivage<\/em>, ouvert \u00e0 la plan\u00e8te enti\u00e8re, fait l\u2019objet d\u2019une utilisation rep\u00e9r\u00e9e 242 fois dans des articles r\u00e9partis en quarante-deux domaines au cours des dix-sept volumes de l\u2019<em>Encyclop\u00e9die <\/em><a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>[2<\/strong><\/a><a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>]<\/strong><\/a>. Si la g\u00e9ographie y trouve sa place logique, avec le chevalier de Jaucourt pour principal r\u00e9dacteur (82 cas sur 100), l\u2019histoire naturelle (21 cas), la mythologie et l\u2019antiquit\u00e9 y trouvent aussi la leur (20 cas dont 15 de Jaucourt) ; la marine (14 cas), l\u2019histoire (11 cas), la p\u00eache (9 cas) une plus modeste, tandis qu\u2019une myriade de domaines ne s\u2019y r\u00e9f\u00e8rent que quelquefois <a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/p><p>Deux constats ressortent de ce rapide comptage. Pour moiti\u00e9 de son utilisation, le rivage int\u00e9resse d\u2019abord les domaines de la g\u00e9ographie et de l\u2019histoire naturelle. Par ailleurs, le chevalier de Jaucourt emploie le terme pour moiti\u00e9 (133 fois, tous domaines confondus) et Diderot, 15 fois seulement <a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Pour d\u00e9cevants qu\u2019ils paraissent par cette modeste utilisation, la connaissance et l\u2019int\u00e9r\u00eat de Diderot pour la mer et ses \u00e9l\u00e9ments se rep\u00e8rent cependant ais\u00e9ment. Il suffit de retenir huit de ses quinze cas pour le prouver. L\u2019<em>Ambracan<\/em> et le <em>Fuca<\/em>, sont deux poissons de mer que Diderot d\u00e9crit \u00e0 l\u2019aide de textes d\u2019auteurs qu\u2019il cite. <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v1-1528-0\/\">L\u2019AMBRACAN<\/a> renvoie aux articles de la s\u00e9rie sur l\u2019ambre (de Daubenton et Vandenesse) puisque le poisson en produit\u00a0; suivis d\u2019un autre article sign\u00e9 cette fois de Diderot, l\u2019<a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v1-1532-0\/\">AMBREADE<\/a>, \u00ab\u00a0ambre faux ou factice dont on se sert pour la Traite sur les c\u00f4tes d\u2019Afrique, et en particulier du S\u00e9n\u00e9gal. <em>Voyez Traite<\/em>\u00a0\u00bb. Quant \u00e0 l\u2019article sur la baleine qu\u2019il partage avec Daubenton, il ajoute \u00e0 la description savante du naturaliste un texte sur la p\u00eache sp\u00e9cifique qu\u2019exige le c\u00e9tac\u00e9 et que pratiquent en particulier les Basques. De ces cas issus de l\u2019histoire naturelle, le fil est tir\u00e9 entre les rivages, les poissons, la p\u00eache et la traite n\u00e9gri\u00e8re\u00a0; entre Diderot et Daubenton pour ce qui concerne le c\u00e9l\u00e8bre exercice encyclop\u00e9diste.<\/p><p>Pour le domaine de la p\u00eache, il est possible d\u2019ajouter aux trois articles <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v4-423-1\/\"><span style=\"font-variant: small-caps;\">Corde<\/span><em>, ouvrage du Cordier\u00a0<\/em><\/a>; <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v7-1464-1\/\"><span style=\"font-variant: small-caps;\">Grenadiere<\/span>, <em>ou<\/em> <span style=\"font-variant: small-caps;\">grande Sautreliere<\/span>, <em>ou<\/em> Bo\u00eeteux, <em>ou<\/em> <span style=\"font-variant: small-caps;\">Chapeau \u00e0 Sauterelles<\/span>, (<em>P\u00eache<\/em>.)<\/a>\u00a0; <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v8-1263-2\/\"><span style=\"font-variant: small-caps;\">Huitre<\/span>. <em>P\u00eache des hu\u00eetres au Bourgneuf <\/em><\/a>celui de <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v4-380-1\/\"><span style=\"font-variant: small-caps;\">Coquillage<\/span>, (<em>matiere m\u00e9dic<\/em>.)<\/a>. Ainsi, Diderot d\u00e9crit des instruments de p\u00eache pour les deux premiers termes, le second renvoyant \u00e0 \u00ab\u00a0nos planches de p\u00eache\u00a0\u00bb, dont il utilise d\u2019ailleurs les cotes d\u2019explication <a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>. Pour les deux autres articles, Diderot proc\u00e8de comme pr\u00e9c\u00e9demment pour ceux d\u2019histoire naturelle. Ils font suite \u00e0 deux articles vedettes de Daubenton. Pour les hu\u00eetres, Diderot d\u00e9veloppe leur p\u00eache \u00e0 Bourgneuf, renvoie aux planches ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019article <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v14-1934-0\/\">SALINES<\/a>, et pour coquillage, il indique juste \u00ab\u00a0<em>voyez les art. <\/em><span style=\"font-variant: small-caps;\">hu\u00eetres, moules, tortues,<\/span><em><span style=\"font-variant: small-caps;\"> &amp;c.<\/span><\/em>\u00a0\u00bb. Le m\u00eame souci d\u2019association et de compl\u00e9mentarit\u00e9 entre les termes concern\u00e9s explique les ajouts de Diderot aux textes de Daubenton mais r\u00e9v\u00e8le aussi, sans la nommer, la source documentaire qu\u2019il utilise\u00a0: les manuscrits et dessins de Fran\u00e7ois Le Masson du Parc, cit\u00e9s officiellement et seulement dans deux autres articles de l<em>\u2019Encyclop\u00e9die <\/em><a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>.<\/p><p>Reste l\u2019unique article <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v2-74-0\/\">BACLER <em>un bateau<\/em>, (<em>term. de Comm. &amp; de Riv<\/em>.)<\/a> <a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>, au texte sobre et technique, \u00ab\u00a0\u00e0 la Diderot\u00a0\u00bb, avec cependant une ambigu\u00eft\u00e9 sur le lieu concern\u00e9\u00a0: port ou rivage. Aucun auteur ou r\u00e9f\u00e9rence n\u2019est cit\u00e9 mais Diderot semble s\u2019\u00eatre inspir\u00e9 du dictionnaire de Savary des Bruslons, comme le sugg\u00e8re la comparaison ci-dessous.<\/p><table><tbody><tr><td colspan=\"2\" width=\"383\"><em>\u00a0Bacler un bateau<\/em><\/td><\/tr><tr><td width=\"191\">Article Diderot<\/td><td width=\"191\">Article Savary des Bruslons <a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a><\/td><\/tr><tr><td width=\"191\">C\u2019est placer dans un port un bateau commod\u00e9ment et surement pour la charge et la d\u00e9charge de ses marchandises\u00a0; ce qui s\u2019ex\u00e9cute en l\u2019attachant avec des c\u00e2bles et cordages \u00e0 des anneaux fix\u00e9s aux ponts et sur le rivage pour cet effet.<\/td><td width=\"191\"><p>C\u2019est le placer dans un port, le mettre en lieu commode et s\u00fbr pour la charge et la d\u00e9charge des marchandises et l\u2019y arr\u00eater avec des c\u00e2bles et des cordages aux anneaux de fer destin\u00e9s \u00e0 cet usage, en sorte qu\u2019il n\u2019en arrive aucun accident<\/p><p>[<em>Suivi d\u2019un paragraphe sur le cas de Paris du point de vue juridique<\/em>]<\/p><\/td><\/tr><\/tbody><\/table><p>Cette possible source pour BACLER <em>un bateau<\/em> renvoie aux deux articles <span style=\"font-variant: small-caps;\">Rivage<\/span> (<em>Comm.<\/em>). Ils contiennent l\u2019indication explicite du recours aux dictionnaires de Savary des Bruslons et de Tr\u00e9voux. Reste alors en suspens leur attribution possible \u00e0 Diderot puisque ces sources semblent surtout \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9es par le chevalier de Jaucourt. La m\u00eame interrogation demeure pour les articles non attribu\u00e9s des domaines marine et p\u00eache contenant le terme <em>rivage <\/em><a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a>. Mais outre et au-del\u00e0 des remarques qui pr\u00e9c\u00e8dent, <em>Rivage<\/em>, le petit vocable choisi pour son \u00e9l\u00e9gance et sa pr\u00e9cision, oriente la r\u00e9flexion vers le vaste th\u00e8me de Diderot et la mer. Le rivage en t\u00eate, mais encore\u00a0?<\/p><h4><strong>Diderot et la mer<\/strong><\/h4><p>L\u2019association n\u2019est pas neuve. Quelques rappels suffisent \u00e0 dessiner l\u2019origine et les contours du savoir maritime du cher Denis <a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>. Pour r\u00e9sumer, Roland Desn\u00e9 \u00e9crit \u00ab\u00a0Diderot tire sa connaissance de la mer d\u2019une culture litt\u00e9raire, d\u2019un savoir technique et d\u2019une information orale\u00a0\u00bb. Il ajoute que cette connaissance est ant\u00e9rieure \u00e0 son contact personnel avec la mer qui n\u2019a lieu qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1773, une fois achev\u00e9e l\u2019\u00e9dition compl\u00e8te, textes et planches, de l\u2019<em>Encyclop\u00e9die<\/em>.<\/p><p>Curiosit\u00e9 naturelle, exigence accrue pour la description du moindre d\u00e9tail, souci permanent de la v\u00e9rit\u00e9 informative m\u00e8nent Diderot \u00e0 identifier et choisir les meilleures sources concernant le domaine maritime. Ainsi s\u2019empare-t-il des manuscrits et dessins de Le Masson du Parc cit\u00e9s ci-dessus. Il s\u2019en explique clairement \u00e0 la fin de l\u2019<em>Avertissement <\/em>du tome\u00a0III (1753) de l\u2019<em>Encyclop\u00e9die <\/em><a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><strong>[11]<\/strong><\/a>:<\/p><blockquote style=\"font-style: normal; font-size: 16px;\"><p>On nous a communiqu\u00e9 un excellent manuscrit en plusieurs volumes sur la P\u00eache, dont nous avons fait un tr\u00e8s grand usage pour le discours et pour les figures.<\/p><\/blockquote><p>Ces documents sont \u00e9galement \u00e9voqu\u00e9s dans une lettre que Diderot adresse \u00e0 Le Breton le 4 mars 1769, \u00e0 propos du dessinateur Goussier qu\u2019il fait travailler au d\u00e9pouillement des <em>manuscrits du Roi sur les p\u00eaches <\/em><a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a>. Il s\u2019agit de tout ou partie des proc\u00e8s-verbaux d\u2019inspections r\u00e9dig\u00e9s sous l\u2019\u00e9gide de Fran\u00e7ois Le Masson du Parc lors de ses enqu\u00eates officielles sur les c\u00f4tes du Ponant men\u00e9es entre 1723 et 1737, afin de r\u00e9guler les p\u00eaches qui y sont pratiqu\u00e9es <a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a>. La qualit\u00e9 documentaire et iconographique est telle qu\u2019elle permet \u00e0 Diderot de d\u00e9couvrir et appr\u00e9cier un univers jusqu\u2019ici connu par ses lectures nourries de culture antique (Virgile, Hom\u00e8re). \u00ab\u00a0L\u2019excellent manuscrit\u00a0sur les P\u00eaches \u00bb est la premi\u00e8re porte ouverte \u00e0 la connaissance de Diderot ainsi que le souligne Madeleine Pinault<\/p><p>Les articles et planches de l\u2019<em>Encyclop\u00e9die<\/em> forment la premi\u00e8re r\u00e9flexion de Diderot sur la mer. Les dessins ex\u00e9cut\u00e9s pour Le Masson du Parc sont, avec les gravures de Van der Meulen, Philippe Gal ou Jan Brueghel les premiers contacts de Diderot avec la mer [\u2026] Diderot en prend connaissance bien avant les Marines de Vernet et les <em>Salons<\/em> porteront la marque de la connaissance de ces albums de dessins\u2026<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[14]<\/a><\/p><p>Cette puissance formatrice fa\u00e7onnant le savoir de l\u2019encyclop\u00e9diste annonce l\u2019\u00e9motion profonde qu\u2019il ressentira vingt ans plus tard, sur une plage de Hollande, lorsque pour la premi\u00e8re fois il est face \u00e0 la mer \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1773\u00a0:<\/p><blockquote style=\"font-style: normal; font-size: 16px;\"><p>C\u2019est l\u00e0 que j\u2019ai vu l\u2019horizon obscur, la mer couverte de brume, ses flots agit\u00e9s, et au loin sur de gros b\u00e2timents de p\u00eacheurs \u00e0 la voile, entre deux lames\u00a0; sur le <em>rivage<\/em> une multitude de femmes transies de frayeur et de froid, se r\u00e9chauffant au soleil en hiver et au printemps [\u2026] j\u2019ai \u00e9t\u00e9 cent fois effray\u00e9 sur le sort de ces hommes \u00e0 qui les mauves et les autres oiseaux de mer disputaient le poisson au milieu de la temp\u00eate <a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\">[15]<\/a>.<\/p><\/blockquote><p><em>Rivage et Temp\u00eate <\/em>ressurgissent ainsi sous les yeux et la plume de Diderot. Il en avait pris conscience en admirant les tableaux de Joseph Vernet, son\u00a0ami, son mentor, son peintre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 entre tous pour ce qu\u2019il a su montrer de la mer entre calme et temp\u00eate, charme et violence, profonde v\u00e9rit\u00e9 et illusion du r\u00eave. Il en d\u00e9couvre l\u2019\u0153uvre en 1759, lors de sa premi\u00e8re visite aux <em>Salons <\/em>de l\u2019Acad\u00e9mie de Peinture, avec l\u2019exposition par Vernet de plusieurs marines et des deux vues du port de Bordeaux appartenant \u00e0 la s\u00e9rie des ports de France command\u00e9e par Louis XV <a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\">[16]<\/a>. D\u2019entr\u00e9e, l\u2019\u00e9blouissement est \u00e0 son comble. Diderot ne cesse d\u2019appr\u00e9cier l\u2019artiste dont la capacit\u00e9 \u00e0 composer avec agr\u00e9ment le paysage maritime l\u2019\u00e9meut profond\u00e9ment. Quelle que soit l\u2019ambiance choisie par Joseph Vernet, il sait, aux yeux de Diderot, mieux que tout autre peintre allier le paysage et l\u2019action humaine qui s\u2019y d\u00e9roule. Du rivage ou du quai, au lever du jour comme au coucher du soleil, les p\u00eacheurs et les d\u00e9bardeurs, les fileuses et les lavandi\u00e8res, les bateaux en rade ou en mer, les petits chiens et les grands oiseaux animant le paysage, donnent du mouvement, placent la vie douce ou palpitante au c\u0153ur de l\u2019univers maritime. Tout est charmant ou tragique. Tout est vrai et authentique. Diderot regarde, commente et r\u00eave aussi. Il ne conna\u00eet pas\u00a0la mer ? Et pourtant\u00a0: \u00ab\u00a0Diderot voit la mer puisque Vernet la lui montre <a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\">[17]<\/a>\u00a0\u00bb.<\/p><h4><strong>Joseph vu par Denis <\/strong><\/h4><p>Alors que l\u2019\u00e9dition des premiers volumes de l\u2019<em>Encyclop\u00e9die<\/em> bat son plein, Diderot s\u2019adonne \u00e0 de nombreuses autres activit\u00e9s dont, \u00e0 compter de 1759, \u00e0 l\u2019exercice de critique d\u2019art en fr\u00e9quentant les <em>Salons <\/em>de peinture. D\u00e8s cette date, ses commentaires \u00e9logieux et enthousiastes s\u2019expriment face aux \u0153uvres de Vernet, qu\u2019elles soient petites marines ou amples vues des ports de France. L\u2019artiste tient une telle place dans le go\u00fbt de Diderot pour la peinture qu\u2019il devient l\u2019occasion d\u2019un long passage dans son compte rendu du Salon de 1767, la fameuse <em>Promenade Vernet <\/em><a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\">[18]<\/a>. Sept tableaux y sont \u00e9voqu\u00e9s, dont le quatri\u00e8me intitul\u00e9 <em>les occupations du rivage<\/em>. Ils compl\u00e8tent et accompagnent les \u0153uvres vues pr\u00e9c\u00e9demment, auxquelles s\u2019ajouteront celles expos\u00e9es aux <em>Salons<\/em> suivants. De cette profusion de spectacles maritimes, Diderot tire des pr\u00e9f\u00e9rences mais ne n\u00e9glige rien, attentif \u00e0 tout, admiratif des petites choses, observateur profond\u00e9ment humaniste.<\/p><p>Comme tout amateur de Marines de son \u00e9poque, il est sensible aux eaux en mouvement et particuli\u00e8rement aux temp\u00eates pour leurs effets spectaculaires et dramatiques que Vernet sait fort bien restituer. La mer agit\u00e9e et violente provoque des naufrages o\u00f9 la puissance de la nature surpasse l\u2019homme et lui fait risquer la vie. Au temps de la marine \u00e0 voile, les dangers de la mer sont connus et redout\u00e9s. Mais leurs effets constituent un th\u00e8me r\u00e9current dans la peinture de marine, qu\u2019elle soit hollandaise, anglaise et fran\u00e7aise, dans laquelle, \u00e0 la suite de son ma\u00eetre Manglard, Vernet s\u2019inscrit <a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\">[19]<\/a>. Sa production en contient de nombreux exemples dont l\u2019un frappe particuli\u00e8rement Denis Diderot qui le commente en 1759\u00a0:<\/p><blockquote style=\"font-style: normal; font-size: 16px;\"><p>Vous entendez mugir les flots\u00a0; vous les voyez s\u2019\u00e9lever contre les rochers et les blanchir de leur \u00e9cume. Les matelots crient\u00a0; les flancs du navire s\u2019entrouvrent\u00a0; les uns se pr\u00e9cipitent dans les eaux\u00a0; les autres, moribonds, sont \u00e9tendus sur le <em>rivage<\/em>. Ici des spectateurs \u00e9l\u00e8vent leurs bras aux cieux\u00a0; l\u00e0 une m\u00e8re presse son enfant contre son sein\u00a0; d\u2019autres s\u2019exposent \u00e0 p\u00e9rir pour sauver leurs amis ou leurs proches\u00a0; un mari tient dans ses bras sa femme \u00e0 demi-p\u00e2m\u00e9e\u00a0; une m\u00e8re pleure sur son enfant noy\u00e9 [\u2026] des marchandises se balancent sur les eaux, et des passagers sont entra\u00een\u00e9s au fond des gouffres <a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\">[20]<\/a>.<\/p><\/blockquote><p>La description pourrait s\u2019appliquer \u00e0 deux autres toiles traitant du m\u00eame sujet en 1767 et 1770 pour r\u00e9pondre \u00e0 deux commandes, l\u2019une de l\u2019\u00e9lecteur palatin Karl Th\u00e9odor, l\u2019autre du baron King <a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\">[21]<\/a>. Les sc\u00e8nes sont identiques mais avec des accentuations dramatiques, telles que la noirceur du ciel ou la pluie battante en rafales obliques. M\u00eame prolongement en 1788 avec un dernier naufrage dans la temp\u00eate peint sur commande par Vernet o\u00f9 tout est presque noir except\u00e9 l\u2019\u00e9clair puissant qui d\u00e9chire le ciel d\u2019orage. Comme l\u2019a d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit Diderot en 1759, \u00ab\u00a0le ciel s\u2019obscurcit, l\u2019\u00e9clair s\u2019allume, le tonnerre gronde, la temp\u00eate s\u2019\u00e9l\u00e8ve\u00a0; on entend le bruit des flots, les cris de ceux qui p\u00e9rissent\u00a0\u00bb. Ainsi, outre la vue, la peinture de Vernet percute l\u2019audition du spectateur par sa repr\u00e9sentation de l\u2019orage, du vent, de la pluie, de l\u2019\u00e9cume qui frappent autant la mer et les hommes que le rivage o\u00f9 se fracasse\u00a0le navire en d\u00e9tresse.<\/p><p>\u00c0 l\u2019oppos\u00e9 de ce th\u00e8me de pr\u00e9dilection, Diderot en appr\u00e9cie un autre dans l\u2019\u0153uvre de Vernet. En Avignonnais f\u00e9ru de M\u00e9diterran\u00e9e, qu\u2019il a vu au cours de ses vingt ans en Italie et de ses s\u00e9jours sur la rive fran\u00e7aise pour ex\u00e9cuter la commande royale, le peintre saisit admirablement toutes les nuances de la nature m\u00e9ridionale <a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\">[22]<\/a>. Le temps calme, la douceur de l\u2019air, la d\u00e9licate lumi\u00e8re du matin et du soir sur un rivage ou le quai d\u2019un port \u00e9meuvent le contemplateur apais\u00e9 que devient alors Diderot. D\u00e9j\u00e0 en 1753 dans son tableau de r\u00e9ception \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie, Vernet excelle dans sa capacit\u00e9 \u00e0 offrir aux regards un grand ciel lumineux et doux, napp\u00e9 de l\u00e9gers nuages dor\u00e9s par le couchant. Ces immenses ciels expressifs irradiant la mer de leurs lumi\u00e8res caract\u00e9risent son \u0153uvre et participent \u00e0 l\u2019admiration de Diderot.<\/p><blockquote style=\"font-style: normal; font-size: 16px;\"><p>Le spectacle des eaux m\u2019entra\u00eenait malgr\u00e9 moi. Je regardais. Je sentais. J\u2019admirais. Je ne raisonnais plus.<\/p><p>Ce paysage touchait d\u2019un bout au <em>rivage<\/em> et de l\u2019autre aux murs d\u2019une terrasse qui s\u2019\u00e9levait au-dessus des eaux. Cette longue terrasse \u00e9tait parall\u00e8le au <em>rivage<\/em>, et s\u2019avan\u00e7ait fort loin de la mer qui, d\u00e9livr\u00e9e \u00e0 son extr\u00e9mit\u00e9 de cette digue, prenait toute son \u00e9tendue <a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\">[23]<\/a>.<\/p><\/blockquote><p>Dans le m\u00eame esprit, la <em>promenade Vernet<\/em> \u2013 fictive \u2013 est porteuse de r\u00eave \u00e9veill\u00e9 face aux paysages maritimes trait\u00e9s avec d\u00e9licatesse. Bord et anse de mer, soleil couchant, clair de lune sur la mer, pour n\u2019\u00e9voquer que quelques-uns des sept sites d\u00e9crits, permettent \u00e0 Diderot d\u2019exprimer la vari\u00e9t\u00e9 de ses sensations et de ses \u00e9motions. Il ne cesse de louer ici et dans nombre de ses <em>Salons <\/em>ce qu\u2019il appr\u00e9cie chez l\u2019artiste, aussi bien la qualit\u00e9 des couleurs locales, naturelles et caract\u00e9ristiques, que \u00ab\u00a0l\u2019exacte v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb de la sc\u00e8ne et la r\u00e9alit\u00e9 de la nature parfaitement peinte, \u00ab\u00a0ses compositions pr\u00eachent plus fortement la grandeur, la puissance, la majest\u00e9 de la nature, que la nature m\u00eame\u00a0\u00bb s\u2019exclame-t-il. Enfin, lorsqu\u2019il voit la mer pour la premi\u00e8re fois en 1773, il revient \u00e0 ce ressenti face \u00e0 Vernet\u00a0:<\/p><blockquote style=\"font-style: normal; font-size: 16px;\"><p>Je ne sors gu\u00e8re\u00a0; et quand je sors, je vais toujours sur le bord de la mer, que je n\u2019ai encore vue ni calme, ni agit\u00e9e. La vaste uniformit\u00e9 accompagn\u00e9e d\u2019un certain murmure incline \u00e0 r\u00eaver\u00a0; et c\u2019est l\u00e0 que je r\u00eave bien <a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\">[24]<\/a>.<\/p><\/blockquote><p>Quel que soit le terme utilis\u00e9 par Diderot pour commenter le paysage \u2013 rive, rivage, anse, bord, digue, rocher \u2013 il porte aussi et toujours une attention particuli\u00e8re aux personnages qui l\u2019animent. \u00c0 ses yeux, les \u0153uvres de Vernet r\u00e9pondent \u00e0 un programme encyclop\u00e9dique car la peinture sert aussi \u00e0 faire conna\u00eetre les aspects de la vie maritime. Qu\u2019elle propose au regard un port et ses quais ou une gr\u00e8ve et ses rochers, elle y figure les activit\u00e9s des femmes et des hommes, les m\u0153urs et les traditions locales, les outils et les types de navires n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019\u00e9conomie de ces acteurs mis en sc\u00e8ne. Les personnages tiennent une fonction pr\u00e9cise et importante dans le discours qui se d\u00e9ploie sous les yeux de Diderot. Elle leur conf\u00e8re une sorte de coh\u00e9rence et d\u2019unit\u00e9 que la v\u00e9racit\u00e9 d\u2019ex\u00e9cution renforce.<\/p><p>Combl\u00e9 par les commandes d\u2019amateurs souhaitant accrocher \u00e0 leurs murs la \u00ab\u00a0patte\u00a0\u00bb reconnaissable de Vernet, celui-ci leur offre des compositions assez r\u00e9p\u00e9titives, avec des sc\u00e8nes un peu routini\u00e8res, jou\u00e9es par des p\u00eacheurs et leurs femmes qu\u2019observent quelques belles \u00e9l\u00e9gantes en promenade. Diderot ne s\u2019en lasse pas. Il consid\u00e8re que Vernet ne le c\u00e8de en rien dans son \u00e9tude attentive de la nature, du mat\u00e9riel de p\u00eache et de manutention, des habits modestes, des attitudes au travail, de la forme des petites barques comme des gros navires sous voile. Sur tel tableau, reconna\u00eet-il le p\u00eacheur et sa grande \u00e9puisette qui ressemble \u00e0 s\u2019y m\u00e9prendre \u00e0 celui, pr\u00e9sent, des d\u00e9cennies auparavant, dans les dessins de Le Masson du Parc\u00a0? Ou sur tel autre \u0153uvre, le levage technique d\u2019un carrelet, le halage \u00e0 terre d\u2019un filet de p\u00eache, la pani\u00e8re \u00e0 poisson qu\u2019une femme porte sur sa t\u00eate\u00a0? Quant aux vues des ports de France que Diderot admire lors de <em>Salons<\/em> successifs <a href=\"#_ftn25\" name=\"_ftnref25\">[25]<\/a>, il ne peut qu\u2019y reconna\u00eetre tous les m\u00e9tiers de la mer, arpentant les quais, s\u2019y d\u00e9lassant ou s\u2019y abreuvant. La composition \u00e9l\u00e9gante et ordonn\u00e9e s\u2019appuie incontestablement sur de nombreux croquis, esquisses, dessins lev\u00e9s sur le vif. L\u2019\u0153il exerc\u00e9 de Diderot ne s\u2019y trompe pas. Ici, il voit une multitude de poissons d\u00e9bard\u00e9s et vendus par les hommes comme par les femmes (<em>Vue de Dieppe<\/em>). L\u00e0, des scieurs de long au travail devant des piles de bois, des tonneliers, des d\u00e9bardeurs et des femmes en coiffe d\u2019Aunis (<em>Vue de la Rochelle<\/em>). L\u00e0 encore, des fileurs et des cordiers au pied de la corderie dont l\u2019\u00e9l\u00e9gante fa\u00e7ade renvoie la lumi\u00e8re du soleil, une porteuse d\u2019eau et tout un monde actif sur la rive\/rivage\/bord de la Charente (<em>Vue du port de Rochefort<\/em>) <a href=\"#_ftn26\" name=\"_ftnref26\">[26]<\/a>.<\/p><p>\u00c0 des lieues de la mer et de son rivage, Denis Diderot s\u2019affaire autant \u00e0 l\u2019\u00e9dition de l\u2019<em>Encyclop\u00e9die<\/em> qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9criture de son th\u00e9\u00e2tre, de ses discours philosophiques, de ses essais et de sa correspondance. Pour autant, il ne l\u2019oublie pas, non plus que Vernet dont il acquiert une <em>Temp\u00eate<\/em> en 1768. L\u2019a-t-il sous les yeux dans son cabinet de travail\u00a0? Qu\u2019importe la r\u00e9ponse. La mer et ses \u00e9l\u00e9ments font partie de la Nature, sont li\u00e9s aux Arts savants et aux M\u00e9tiers m\u00eame triviaux, aux connaissances d\u2019un monde de rudesse et de douceur, en constante mutation et perp\u00e9tuel mouvement qui n\u2019excluent pas l\u2019esth\u00e9tique, l\u2019imaginaire et le r\u00eave.<\/p><h5>NOTES<\/h5><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Ces deux courtes phrases diff\u00e8rent de celle ouvrant l\u2019article du dictionnaire de Tr\u00e9voux, \u00e9dition de 1743, t. V, col.\u00a01088\u00a0: <em>Rivage, f.m., rive\u00a0; bord de la mer ou d\u2019un fleuve<\/em>. Suivie de citations de nombreux auteurs puis de la reprise du <em>Dictionnaire<\/em> de Savary des Bruslons, elle n\u2019offre pas la distinction de vocables entre mer et rivi\u00e8re.<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Indication issue de la recherche plein texte, <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/\">page d\u2019accueil du site <\/a><em>ENCCRE.<\/em><\/p><p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Par exemple, deux cas pour jurisprudence, th\u00e9ologie, architecture, mati\u00e8re m\u00e9dicale, belles-lettres, po\u00e9sie\u00a0; un cas pour morale, langues, poterie, droit, philosophie, optique.<\/p><p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> 4 en histoire naturelle, 3 en p\u00eache, 3 en histoire ancienne et histoire de la philosophie, 2 en mati\u00e8re m\u00e9dicale, 1 en art militaire, 1 en g\u00e9ographie ancienne, 1 en commerce.<\/p><p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Tome\u00a0VIII des planches, <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/planche\/v29-x12?p=v29-g131&amp;vp=y&amp;\">planche\u00a0XXX des p\u00eaches<\/a>, fig. 1 o\u00f9 figurent les cotes AB et CD cit\u00e9es par Diderot.<\/p><p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Vol. III, articles <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v3-33-0\/\">*CHAFAUDIER, (<em>P\u00eache<\/em>.)<\/a> <em>\u00ab\u00a0MS de <\/em>M. Masson du Parc<em>\u00a0\u00bb <\/em>p.\u00a04b<em>\u00a0<\/em>; et *<a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v3-92-0\/\">CHALUT, (<em>P\u00eache<\/em>.)<\/a><em> \u00ab\u00a0\u2026 <\/em>ce filet est en usage dans le ressort de l\u2019amiraut\u00e9 de Carentan &amp; Isigny, o\u00f9 le Masson du Parc, commissaire ordinaire de la Marine, &amp; inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des p\u00eaches en mer, a laiss\u00e9 un modele \u00bb, p. 40b-41a.<\/p><p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Vol.\u00a0II, p.\u00a08b.<\/p><p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> <em>Dictionnaire universel de commerce<\/em> de Savary des Bruslons, \u00e9dition de 1748, tome 1, p.\u00a0788.<\/p><p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Pour le domaine P\u00eache\u00a0: <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v8-1948-13\/\"><span style=\"font-variant: small-caps;\">Jet, Picot<\/span>, <em>ou<\/em> <span style=\"font-variant: small-caps;\">Ret traversant<\/span><\/a>\u00a0; <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v11-1292-18\/\"><span style=\"font-variant: small-caps;\">Oiseaux aquatiques<\/span><\/a>\u00a0; <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v11-2756-6\/\"><span style=\"font-variant: small-caps;\">Parcs, bas-parcs<\/span><\/a>\u00a0; <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v14-1924-0\/\">SALICOTS<\/a> sont anonymes alors que <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v16-716-1\/\"><span style=\"font-variant: small-caps;\">Thon<\/span>, (<em>P\u00eache du<\/em>)<\/a> et <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v17-262-5\/\"><span style=\"font-variant: small-caps;\">Vessie<\/span> <em>de mer<\/em>, (<em>Botan. Marine<\/em>.)<\/a> sont sign\u00e9s de Jaucourt. Pour le domaine Marine\u00a0: <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v17-262-5\/\">CARENAGE, CRANAGE, CRAN<\/a>\u00a0; <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v9-2605-1\/\"><span style=\"font-variant: small-caps;\">Mal-Sain<\/span><\/a>\u00a0; <span style=\"font-variant: small-caps;\"><a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v13-2074-1\/\">Ranger<\/a>\u00a0; <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v14-1405-2\/\">Rouler<\/a><\/span>\u00a0; <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v14-1405-2\/\">SONDER, (<em>Gramm.<\/em>)<\/a><em>\u00a0<\/em>; <a href=\"https:\/\/enccre.academie-sciences.fr\/encyclopedie\/article\/v17-27-2\/\"><span style=\"font-variant: small-caps;\">Vent<\/span><\/a> ne sont pas sign\u00e9s alors que les sept autres le sont de Bellin.<\/p><p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Roland Desn\u00e9, \u00ab\u00a0Diderot et la mer\u00a0\u00bb, dans <em>La mer au si\u00e8cle des Encyclop\u00e9dies<\/em>, Paris, Gen\u00e8ve, Champion-Slatkine, 1987, p.\u00a0103-111. Voir aussi Madeleine Pinault, \u00ab\u00a0Diderot et les enqu\u00eates de Le Masson du Parc, <em>id<\/em>., p. 343 \u2013 355. Article auquel nous renvoyons pour ce qui concerne la conservation de ces enqu\u00eates et leur utilisation par Duhamel du Monceau pour son <em>Trait\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral des p\u00eaches<\/em> publi\u00e9 en 1769-1782.<\/p><p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Vol. III, p. xjv, <em>noms des personnes qui ont fourni des articles ou des secours pour ce volume et les suivans. <\/em>Qui est \u00ab\u00a0On\u00a0\u00bb\u00a0? Peut-\u00eatre Bellin, charg\u00e9 de l\u2019administration du D\u00e9p\u00f4ts des Cartes et Plans de la marine, contributeur de l\u2019<em>Encyclop\u00e9die<\/em> pour ce domaine.<\/p><p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> Denis Diderot, <em>Correspondance<\/em>, \u00e9d. Georges Roth, Paris, Minuit, t. IX, p. 32.<\/p><p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Eric Dardel, <em>Etat des p\u00eaches maritimes sur les c\u00f4tes occidentales de la France au d\u00e9but du XVIIIe si\u00e8cle d\u2019apr\u00e8s les proc\u00e8s-verbaux de visite de l\u2019inspecteur des P\u00eaches Le Masson du Parc (1723-1737)<\/em>, Paris, 1941. Sur ce sujet, voir Bernard Larrieu (\u00e9d.), <em>P\u00eaches et p\u00eacheurs du domaine maritime aquitain au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/em>, Rochefort, Editions Entre-Deux-Mers, 2004. Voir Denis Lieppe (\u00e9d.), <em>P\u00eaches et p\u00eacheurs du domaine maritime et des \u00eeles adjacentes de Saintonge, d\u2019Aunis et de Poitou, au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Fran\u00e7ois Le Masson du Parc<\/em>, Rochefort, Editions Entre-Deux-Mers, 2009.<\/p><p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Madeleine Pinault, <em>op. cit<\/em>. p. 355. La r\u00e9f\u00e9rence aux Salons concerne celui de 1765 o\u00f9 est expos\u00e9 le tableau de Vernet sur le port de Dieppe, dernier de la commande royale, que Diderot d\u00e9crit \u00e0 grands renforts de commentaires sur les poissons et leurs p\u00eacheurs animant les quais.<\/p><p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> Denis Diderot, <em>Voyage en Hollande<\/em>, Paris, 1982, p.\u00a0139. Les notes de ses s\u00e9jours de 1773 et 1774 sont parus par \u00e9pisodes dans la <em>Correspondance Litt\u00e9raire<\/em> de Grimm et Meister, de 1780 \u00e0 1782.<\/p><p><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> Joseph Vernet pr\u00e9sente en 1753 \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de Peinture son \u0153uvre de r\u00e9ception intitul\u00e9e <em>Marine, effet de soleil couchant<\/em>. Il re\u00e7oit alors en commande royale la s\u00e9rie des Ports de France qu\u2019il ex\u00e9cute entre 1753 et 1765. Les toiles de grande taille repr\u00e9sentent, dans l\u2019ordre chronologique de production Marseille, Toulon, la p\u00eache au thon, Antibes, S\u00e8te, Bordeaux, Bayonne, Rochefort, La Rochelle et Dieppe. Diderot en \u00e9voquera certaines dans ses <em>Salons<\/em>.<\/p><p><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> Roland Desn\u00e9, <em>op. cit<\/em>., p.\u00a0105.<\/p><p><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a> <a href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/rde_0769-0886_1987_num_2_1_899\">Jacques Chouillet, \u00ab\u00a0La promenade Vernet\u00a0\u00bb<\/a>, <em>RDE <\/em>2, 1987, p.\u00a0123-163.<\/p><p><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a> D\u2019autres le suivront dans ce vaste sujet devenu classique tels que Volaire, Hue ou Garneray pour la fin du XVIII<sup>e<\/sup> et le d\u00e9but du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/p><p><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\">[20]<\/a> Denis Diderot, <em>Salons<\/em>, \u00e9d. Seznec et Adh\u00e9mar, Oxford, 1957-1967, t. I, Salon de 1759, p. 67.<\/p><p><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\">[21]<\/a> Voir <em>Autour de Claude-Joseph Vernet, la marine \u00e0 voiles de 1650 \u00e0 1890<\/em>, catalogue de l\u2019exposition de Rouen, Rouen, Anth\u00e8se, 1999, p. 118, 120, 122.<\/p><p><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\">[22]<\/a> Philip Conisbee, \u00ab\u00a0La nature et le sublime dans l\u2019art de Claude-Joseph Vernet\u00a0\u00bb, <em>Autour de Claude-Joseph Vernet<\/em>, <em>op. cit<\/em>., p. 27-43. Contribution au catalogue qui replace l\u2019\u0153uvre du peintre dans le contexte fran\u00e7ais et europ\u00e9en de son succ\u00e8s aupr\u00e8s des amateurs, des collectionneurs et des commentateurs dont Diderot, son ind\u00e9fectible admirateur.<\/p><p><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\">[23]<\/a> Jacques Chouillet, <em>op. cit.<\/em> p. 136, \u00e0 propos du troisi\u00e8me site qu\u2019il nomme <em>une anse de mer et son ch\u00e2teau fort.<\/em><\/p><p><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\">[24]<\/a> Denis Diderot, <em>Correspondance<\/em>, <em>op. cit<\/em>., t. XIII, p. 33. Lettre de La Haye aux dames Volland, cit\u00e9e par Roland Desn\u00e9, <em>op. cit<\/em>. p.\u00a0110.<\/p><p><a href=\"#_ftnref25\" name=\"_ftn25\">[25]<\/a> Il a vu les deux tableaux sur Bayonne ainsi que ceux de Rochefort, La Rochelle et Dieppe. Leur taille exceptionnelle (165 cm x 263 cm) permet le foisonnement de d\u00e9tails visibles malgr\u00e9 leur petitesse dans l\u2019ensemble de la composition o\u00f9 le ciel domine largement.<\/p><p><a href=\"#_ftnref26\" name=\"_ftn26\">[26]<\/a> Laurent Man\u0153uvre, Eric Rieth, <em>Joseph Vernet (1714 \u2013 1789), les ports de France<\/em>, \u00e9ditions Anth\u00e8se, 1994.<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Un petit mot, presque un petit rien, mais qui en dit long. 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